
Hugues Quester © DR
Pour le connaître, nul besoin de l’avoir vu nu à 27 ans dans Je t’aime, moi non plus, fou de jalousie face à la caméra de Serge Gainsbourg. Ni les yeux crevés par la somptueuse Charlotte Rampling dans La chair de l’orchidée, le premier film de Patrice Chéreau. Pas plus qu’en fils de forgeron chez Jeanne Moreau, en père volage chez Éric Rohmer, ou en Jean de Dieu luciférien chez feu son ami Juan César Monteiro.
Nul besoin non plus de l’avoir vu jouer Shakespeare, Bond, Tchekhov, Marivaux, Cocteau, Corneille, Euripide, Strindberg, Brecht, Vitrac, Horvath, Sarraute ou encore Ionesco, dans toutes ces mises en scène prestigieuses signées Patrice Chéreau, Georges Wilson, Claude Régy, Lucian Pintilié, Roger Planchon, Marcel Maréchal, Robert Hossein, Jorge Lavelli, Gabriel Garran, Giorgio Strehler, Jean-Luc Lagarce, Jacques Lassalle, Stéphane Braunschweig ou encore Emmanuel Demarcy-Mota.
Car ce soir il ne se nomme ni Padovan, ni Marcucci, ni Robert, ni Igor, ni Joe, ni Choumachere, ni Toby, ni Gus, ni Denis, ni Maurice, ni Dan…
Il n’est plus ni Saint-Just, ni Jean, ni Treplev, ni le Père…
Ce soir ce n’est ni du cinéma ni du théâtre et il n’y a pas de lumière.
Ce soir il s’appelle Hugues Quester.
Et il confie au micro, dans le noir silencieux des studios, comment la poésie, via sa bonne fée la Casarès, lui est passée dans le sang. Et il dit comme personne sa passion des poèmes de Michel Houellebecq. Tous deux, d’un quatrain et d’une rime à l’autre, singulièrement à la poursuite du bonheur.
Nul besoin non plus de l’avoir vu jouer Shakespeare, Bond, Tchekhov, Marivaux, Cocteau, Corneille, Euripide, Strindberg, Brecht, Vitrac, Horvath, Sarraute ou encore Ionesco, dans toutes ces mises en scène prestigieuses signées Patrice Chéreau, Georges Wilson, Claude Régy, Lucian Pintilié, Roger Planchon, Marcel Maréchal, Robert Hossein, Jorge Lavelli, Gabriel Garran, Giorgio Strehler, Jean-Luc Lagarce, Jacques Lassalle, Stéphane Braunschweig ou encore Emmanuel Demarcy-Mota.
Car ce soir il ne se nomme ni Padovan, ni Marcucci, ni Robert, ni Igor, ni Joe, ni Choumachere, ni Toby, ni Gus, ni Denis, ni Maurice, ni Dan…
Il n’est plus ni Saint-Just, ni Jean, ni Treplev, ni le Père…
Ce soir ce n’est ni du cinéma ni du théâtre et il n’y a pas de lumière.
Ce soir il s’appelle Hugues Quester.
Et il confie au micro, dans le noir silencieux des studios, comment la poésie, via sa bonne fée la Casarès, lui est passée dans le sang. Et il dit comme personne sa passion des poèmes de Michel Houellebecq. Tous deux, d’un quatrain et d’une rime à l’autre, singulièrement à la poursuite du bonheur.
Sophie Nauleau
A la poursuite du bonheur
Je ne jalouse pas ces pompeux imbéciles
Qui s'extasient devant le terrier d'un lapin
Car la nature est laide, ennuyeuse et hostile ;
Elle n'a aucun message à transmettre aux humains. »
Tutoyant avec aisance, contre vents et marées des modes, une forme classique très maîtrisée, Michel Houellebecq met en scène dans ses poèmes un quotidien très contemporain et très urbain.
Ses vers nous parlent de lui, nous parlent de nous et accèdent à l'universel, installant ainsi leur auteur, comme un Villon de la modernité, au rang des grands poètes populaires.4e de couverturehugues quester
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